« Le solaire ne fonctionne pas en hiver ».

Cette affirmation revient fréquemment lorsqu’il est question de photovoltaïque. Elle s’appuie sur des constats bien réels : les journées sont plus courtes, l’ensoleillement diminue et, dans le même temps, la consommation d’électricité augmente fortement, notamment à cause du chauffage. Dans ces conditions, il est tentant de conclure que le solaire devient marginal, voire inutile, durant les mois d’hiver.

Pourtant, cette conclusion repose sur une confusion fréquente entre baisse de production et absence d’utilité. La question pertinente n’est pas de savoir si une installation solaire produit autant en janvier qu’en septembre - ce qui n’est évidemment pas le cas - mais de déterminer si elle continue, malgré tout, à contribuer de manière significative à la réduction de la facture d’électricité.

Pour y répondre, nous avons analysé les données réelles d’un foyer équipé d’une installation photovoltaïque de 8 kWc couplée à une batterie de 7 kWh. Il s’agit d’un couple avec deux enfants, vivant dans une maison occupée au quotidien, avec piscine et chauffage électrique.

1. Pourquoi le solaire est souvent perçu comme peu utile en hiver

En hiver, la production photovoltaïque diminue mécaniquement. Le soleil est plus bas sur l’horizon, les journées sont plus courtes et les périodes nuageuses plus fréquentes. Parallèlement, les besoins énergétiques augmentent : chauffage de la maison, éclairage plus sollicité, et, dans ce cas précis, fonctionnement nocturne d’un système antigel pour la piscine.

Face à cette combinaison, il est facile d’avoir l’impression que le solaire « ne sert plus à grand-chose ». Pourtant, cette perception oublie un point essentiel : même réduite, une production photovoltaïque consommée sur place reste une énergie qui n’est pas achetée au réseau. Autrement dit, la pertinence du solaire en hiver ne se mesure pas à son niveau de production absolu, mais à sa capacité à couvrir une partie des besoins, au moment où l’électricité est la plus consommée et la plus coûteuse.

Un point technique mérite d’ailleurs d’être rappelé:

👉 Contrairement à une idée reçue, les panneaux photovoltaïques ne fonctionnent pas moins bien parce qu’il fait froid. Au contraire, leur rendement électrique est légèrement meilleur lorsque la température des cellules est modérée. Les fabricants et instituts de référence, indiquent que la puissance des panneaux diminue lorsque leur température augmente au-delà de 25 °C. Le froid n’est donc pas un problème en soi ; c’est bien la durée et l’intensité de l’ensoleillement qui limitent la production hivernale.

2. Septembre : un mois favorable, mais pas toujours parfait

Production du mois de septembre 2025

Le mois de septembre est souvent perçu comme une période idéale pour le solaire. L’ensoleillement reste élevé, le chauffage de la maison est encore absent, et, dans ce foyer, la piscine est toujours chauffée jusqu’à la fin du mois.

Sur l’ensemble de septembre 2025, l’installation a produit environ 750 kWh, pour une consommation du foyer d’environ 630 kWh. Plus de 80 % de l’électricité consommée sur le mois a été couverte par le solaire et la batterie. À l’échelle mensuelle, le réseau devient donc largement secondaire.

3. Décembre : une production plus faible, mais loin d’être négligeable

Production solaire du mois de décembre 2025

En décembre, les conditions changent radicalement. La production photovoltaïque est nettement plus faible, tandis que la consommation du foyer augmente fortement. Sur l’ensemble du mois de décembre 2025, l’installation a produit environ 200 kWh, pour une consommation totale proche de 930 kWh.

À première vue, ces chiffres peuvent sembler modestes. Pourtant, ils signifient qu’en plein hiver, environ un cinquième de l’électricité consommée sur le mois n’a pas été achetée au réseau. Dans un contexte de forte consommation, cette part représente une économie réelle et mesurable sur la facture mensuelle.

Il est important de souligner que cette production intervient dans un contexte contraint : chauffage de la maison, protection antigel de la piscine durant la nuit, et des besoins énergétiques élevés sur l’ensemble de la journée. Le solaire ne couvre pas tout, mais il continue à jouer son rôle de soutien.

4. Ce que montrent réellement les données : comparer trois journées très différentes

Pour dépasser les idées reçues, il est souvent plus parlant de comparer des situations concrètes. Nous avons donc analysé trois journées représentatives, dans des contextes très différents : une journée favorable de septembre, une journée plus défavorable à la même période, et une journée hivernale froide mais ensoleillée.

Une belle journée de septembre : le solaire en conditions idéales

Production solaire du jeudi 18 septembre 2025

Lors de cette journée, la production photovoltaïque atteint plus de 36 kWh, pour une consommation du foyer d’environ 21 kWh. La batterie se recharge complètement en milieu de journée et restitue l’énergie le soir. Près de 98 % de l’électricité consommée est couverte par le solaire.

Dans ce contexte, l’installation apporte un confort maximal : le réseau devient quasi inutile, y compris pour des usages énergivores comme le chauffage de la piscine, encore actif à cette période. C’est la situation que l’on associe le plus spontanément au photovoltaïque, et celle que beaucoup considèrent, à tort, comme la seule vraiment intéressante.

Une journée de septembre moins favorable : le solaire n’est pas magique

Production solaire du jeudi 04 septembre 2025

Quelques jours plus tôt, la situation est très différente. La production chute autour de 10 kWh, tandis que la consommation du foyer dépasse 26 kWh. La batterie se charge peu et le recours au réseau redevient important. Au final, environ 38 % de l’électricité consommée sur la journée est couverte par le solaire.

Cette journée rappelle un point essentiel : même en période favorable, le photovoltaïque reste dépendant de la météo. Il ne garantit pas une autonomie permanente, et certaines journées de septembre peuvent se rapprocher, en termes de résultats, de ce que l’on observe habituellement en hiver.

Une journée d’hiver froide… mais économiquement intéressante

Production solaire du dimanche 11 janvier 2026

Le 11 janvier, les conditions sont pourtant nettement plus contraignantes. Les températures oscillent entre –3 °C et +2 °C, la maison est occupée toute la journée, le chauffage fonctionne, et la piscine consomme de l’électricité la nuit pour éviter le gel.

Malgré cela, l’installation produit près de 14 kWh sur la journée. Grâce à l’autoconsommation directe et au stockage dans la batterie, environ 43 % de l’électricité consommée ce jour-là est couverte par le solaire. En termes de coût, une journée qui aurait représenté environ 7 € d’électricité sans installation photovoltaïque revient ici à environ 4 €.

Ce résultat est particulièrement intéressant lorsqu’on le met en perspective avec la journée défavorable de septembre. Il montre que certaines journées d’hiver bien ensoleillées peuvent être plus rentables que des journées de mi-saison médiocres, malgré le froid et des usages plus contraints.

Ce que révèle réellement la comparaison des trois journées

La comparaison de ces trois journées met en évidence une réalité souvent sous-estimée : le solaire ne fonctionne pas selon une logique strictement saisonnière. Il existe des journées très performantes en septembre, des journées plus décevantes à la même période, et des journées hivernales qui, malgré des conditions plus contraignantes, permettent de générer des économies bien réelles.

Autrement dit, le solaire ne se résume pas à une opposition simpliste entre « l’été ça marche » et « l’hiver non ». Son efficacité dépend à la fois de la météo, des usages du foyer et de la capacité de l’installation à valoriser chaque kilowattheure produit. Une journée hivernale ensoleillée peut ainsi s’avérer plus intéressante, d’un point de vue économique, qu’une journée de mi-saison peu favorable.

Cet exemple client ne cherche pas à démontrer que le solaire rend une maison autonome en hiver, ni à occulter les limites physiques de la production hivernale. Il met en évidence une réalité plus nuancée, mais surtout plus utile : une installation correctement dimensionnée continue de produire, d'autoconsommer et de réduire la facture d’électricité, même lorsque les conditions sont défavorables.

La présence d’une batterie joue ici un rôle central. Elle permet de tirer le meilleur parti d’une production plus courte dans le temps, en stockant l’énergie produite en milieu de journée pour la restituer lorsque les besoins sont les plus élevés. En hiver, le solaire ne remplace pas le réseau, mais il le soulage de manière mesurable et concrète.

Cette installation fait partie des projets étudiés et réalisés par Voltissima.
👉 Découvrir cette installation en détail
👉 Voir l’ensemble de nos réalisations et études de cas

Conclusion : le solaire ne disparaît pas en hiver

L’analyse de ces données montre clairement que le solaire ne fonctionne pas uniquement « quand il fait beau et chaud ». En hiver, la production est plus faible, mais elle reste utile, surtout lorsqu’elle est associée à une batterie et intégrée dans une installation bien dimensionnée.

Le photovoltaïque ne supprime pas le recours au réseau en hiver, mais il permet de le réduire. Et dans un contexte de consommation élevée, cette réduction a un impact direct sur la facture d’électricité.

Et chez vous ?

Chaque foyer a ses propres usages : type de chauffage, présence d’une piscine, habitudes de consommation, rythme de vie. C’est pourquoi une installation photovoltaïque ne peut être pensée de manière standardisée.

Chez Voltissima, nous réalisons des études photovoltaïques personnalisées, basées sur vos consommations réelles, afin de concevoir des installations efficaces toute l’année - en été comme en hiver.
Vous souhaitez savoir ce que le solaire pourrait concrètement vous apporter, même en période hivernale ? Nous sommes là pour vous accompagner.

Demandez ici une étude gratuite